Jess Mariano [Gilmore Girls] - Admin

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Jess Mariano [Gilmore Girls] - Admin

Message par Jess Mariano le Mar 15 Avr - 19:37


Jess Mariano feat Milo Ventimiglia
Carte d’identité :
Nom : Mariano… C’est un nom d’origine italienne, parce qu’il a des origines italiennes dans la mesure où, comme la grande majorité des américains, il n’est pas américain pur souche – en même temps le seul moyen de l’être serait de descendre d’indiens d’Amérique. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il se serait volontiers passé de ce nom, puisqu’étant celui d’un père qu’il n’avait jamais vu avant ses 17 ans. En même temps c’était soit ça soit celui de sa mère, cinglée, toxico et alcoolique, qui ne l’a pas beaucoup élevé non plus. Elle, son nom de famille est Danes, il aurait préféré ça, à la limite, car au moins il avait le mérite de le rapprocher de la figure la plus parentale qu’il n’avait jamais connu : Luke Danes.
Prénom(s) : Jess, ce n’est pas un diminutif mais son vrai prénom. Il n’en a d’ailleurs pas d’autres, on peut dire que sa mère ne s’est pas foulée. Il ne le trouve ni beau, ni moche, et il s’en contente largement, car connaissant sa mère il aurait pu récolter bien pire.
Surnom(s) : À part abruti, voyou et le monosyllabique ? On lui donne rarement des surnoms, du moins dans la série, déjà faudrait-il qu’il ait des amis pour avoir des surnoms disons plus amicaux. Moi je ne me suis pas gênée pour faire des tas de jeux de mots avec son prénom… Vous verrez ça plus tard Wink
Famille : Comme tout le monde il a des parents (enfin disons plutôt géniteurs), un père, Jimmy Mariano, qui l’a abandonné, et Liz Danes, sa mère, qui ne tourne pas très rond et a préféré se débarrasser de son fils lorsqu’il a commencé à lui poser trop de problèmes. Pourtant, il ne hait ni l’un ni l’autre. Il aime sa mère, surtout quand elle est loin car ses extravagances ont tendance à vite l’insupporter. Il aime bien Jimmy, il l’aime comme on aime une personne que l’on voit de temps en temps, une personne de passage, une connaissance.
En dehors d’eux il a un oncle, Luke Danes, le frère de Liz, qu’il n’a que rarement vu avant de venir s’installer chez lui pendant deux ans. C’est le seul qu’il considère vraiment comme étant de sa famille proche, le seul qu’il respecte et qui se rapproche le plus de l’autorité parentale. D’ailleurs, malgré qu’il n’en dise rien, il le respecte beaucoup et l’apprécie encore plus. Il a aussi une cousine, dont il n’a connu l’existence que tard, April Nardini, la fille de Luke.
Sa mère a épouser un homme, T. J., qu’il hait autant que les autres, et qui, pour couronner le tout, lui a donné une demi-sœur, Dula.


Sexe : Homme [X] Femme [ ]… Si quelqu’un veut venir vérifier… Cool
Date et lieu de naissance : Il est né un 8 juillet à New York
Âge : 25 ans, il avait 17 ans quand il débarque à Star Hollow, 24 à la fin de la série
Série : Gilmore Girl
Saison : Un an après la dernière saison, la 7, cela me semble bien…
Type : Malgré tout, il n’est qu’humain
Pouvoirs : Un charme surnaturel ? Oui, bon d’accord, il n’en a pas… ‘Fin du charme il en a, c’est clair, mais pas de pouvoirs…

Ville d’habitation : New York, puisqu’ils ont eu l’idée d’arrêter cette série, n’importe comment d’ailleurs -_-‘
Profession : Gérant d’une librairie appelée le Marteau et la Plume à Philadelphie et écrivain, il a réussi à faire publier son premier livre, une nouvelle plus prisée par les éditeurs que les lecteurs… Il cherche, à présent qu’il est à NY, à ouvrir le même type de librairie ici, histoire de ne pas rester sans travail, lui qui a l’habitude de bosser 30 heures par jour.


Informations complémentaires :
Physique : C’est un jeune homme de taille moyenne dans la mesure où il ne dépasse pas le mètre 78 – il n’en reste pas moins beaucooooooooup plus petit que Dean, il a l’air d’un leprechaun à côté de lui –, ce qui ne l’empêche pas de savoir s’imposer physiquement. D’abord parce que – du moins dans les saisons 2 et 3 – on peut remarquer qu’il est musclé, surtout au niveau des pectoraux et des bras grâce aux producteurs – mignons comme ils sont – qui ont décidé de lui faire porter des hauts moulants et de lui faire systématiquement remonter ses manches (faut bien plaire à mesdames Razz). Dans la saison 6 il apparaît un peu plus gringalet, soit parce qu’il a effectivement perdu du muscle, soit parce qu’il a troqué les pulls serrés contre des tee-shirt légèrement plus amples et qu’il n’a pas le mauvais goût de relever les manches de sa veste de costume (ou alors, on a changé de producteurs…). De toute façon, ce n’est pas le seul moyen pour lui de montrer sa présence dans la mesure où son grand charisme lui permet – bien malgré lui – de ne pas passer inaperçu quand il entre dans une pièce. En effet, il n’ouvre presque jamais la bouche et sait faire parler son visage pour lui : ses yeux verts, d’une intensité incroyable, en disent plus long que la plupart des discours. Son regard éloquent peut s’avérer être également une arme redoutable, soit pour énerver celui qui ne lui revient pas, soit pour faire tomber n’importe quelle fille à ses pieds – surtout quand on voit la façon dont il regarde Rory avant qu’ils sortent ensemble… Ajoutez à cela un air qui, s’il n’est pas angélique, sait faire oublier à ceux qui savent le voir toutes les bêtises qu’il a pu faire et un sourire communicatif et vous comprendrez ce qui l’empêche d’être invisible. Je ne peux pas terminer la description physique de Jess sans mentionner une anomalie (le mot est fort je trouve :/) qui touche ce si séduisant sourire : en effet, il est né avec quelques nerfs en moins, ce qui rend sa bouche pas vraiment symétrique. Cependant, cela reste léger et ne se voit que lorsqu’il sourit jusqu’aux oreilles (et tout le monde peut témoigner qu’il n’est pas dans ses habitudes de sourire à tort et à travers) ou lorsqu’il crie (ce qui, venant de lui, est plus probable). À part cela il est brun – et c’est tant mieux, parce que le blond ne lui va pas, j’ai des preuves si vous voulez Very Happy– aux cheveux plus ou moins longs et envers lesquels il a des tendances suicidaires parfois – là encore j’ai des preuves ^_^- alors qu’ils peuvent pourtant, lorsqu’il se coiffe correctement, être très agréables à regarder. D’ailleurs, il peut passer des heures dans la salle de bain juste pour les coiffer, il faut dire qu’il doit avoir un budget spécial gel vu la tonne qu’il lui faut pour qu’ils tiennent en place.
Pour compléter cette description attardons-nous, si vous le voulez bien, sinon taisez-vous et passez au paragraphe suivant sans vagues, les mains en l’air et sans mouvements brusques, attardons-nous, donc – j’ai failli en oublier de finir ma phrase à force de dire n’importe quoi –, sur son style vestimentaire. Lors des deux premières saisons où il apparaît il aime à enfiler la panoplie parfaite du petit bad boy : tee-shirt à l’effigie d’un groupe de rock, veste en cuir (ou autres vestes vraiment très immondes, oui, oui et encore oui, j’ai des preuves), jean qu’il choisi surtout pour la taille des poches arrières, qui doivent être assez grandes pour contenir un bouquin, et bracelet en cuir ou en éponge. En grandissant il a changé mentalement et physiquement aussi, il a fini par avoir l’air plus adulte en échangeant tout ceci pour des tee-shirt dignes de chez H&M – oui, pour moi c’est parlant – agrémentés, parfois, de pseudo-vestes de costume (par contre, il a gardé quelques unes de ces horreurs de vestes).
Bon, finalement, ce n’est pas encore fini, je crois que je pourrais vous tenir la jambe pendant une bonne journée sans avoir fait le tour de ses attributs physiques. Il est maintenant temps de parler de son comportement. Il garde très souvent les mains dans les poches de son pantalon, plus rarement dans celles de sa veste, même pour marcher, même quand il hausse les épaules, ce qui lui donne un air plutôt insolent. Il lui arrive souvent, lorsqu’il parle, de se balancer d’avant en arrière pour des raisons visiblement connues de lui seul (là, je ne peut pas m’empêcher de vous apporter la preuve, avant même que l’on me le demande, si quelqu’un me le demande, car il est possible que tout le monde s’en fiche en fait… :
Spoiler:
). Lorsqu’il parle il hausse très fréquemment les sourcils, le gauche plus que le droit d’ailleurs. Il marche de la même façon désinvolte que son comportement le suggère et, plus rarement, de façon plus déterminée. Il passe régulièrement sa langue sur ses lèvres qu’ils serrent fortement jusqu’à ce que sa langue retrouve sa place (si vous ne voyez pas du tout ce que sa donne, promis, je vous trouve des preuves ^_^). La plupart du temps, lorsque l’on l’aperçoit il a un livre à la main, et il adore s’asseoir sur un banc et passer sa journée à lire… Mais peut tout aussi bien lire en marchant. Je crois que, cette fois, vous êtes libérés, nous avons fait plus ou moins le tour.

Caractère : Jess est un garçon plutôt complexe, il est calme et réfléchi autant qu’impulsif, pense et dit tout et son contraire en un temps records, il peut passer des rires aux cris en passant par les larmes (quoi qu’il ne pleure que très rarement) en moins d’une minute… On dirait une femme enceinte dit comme ça Razz. De ce fait, je ne suis pas sûre que ce que je vais raconter dans les paragraphes suivants soient très compréhensibles…
D'un naturel arrogant et plutôt beau gosse, il fait ce qu'il veut et mène Luke par le bout du nez dès le premier jour. Il a décidé de faire ce que bon lui semble. En fait il ressemble bien plus à Luke qu'il n'y paraît. Il se moque pas mal des traditions et des fêtes que la petite ville met des jours à monter, il se moque de l'assemblée des habitants, et trouve les manies des gens de la ville à mourir de rire. Mais derrière cette carapace se cache un jeune homme simple et sensible au charme irrésistible. 

Son principal trait de caractère, et certainement le moins visible, c’est son manque de confiance en lui, c’est un « écorché vif » dixit Lorelaï. En effet, il ne voit en lui que le plus négatif, et c’est pour cette raison qu’il est toujours aussi désagréable avec les gens, il préfère ne pas être approché, étant sûr de décevoir et sachant qu’il serait déçu lui aussi, déçu de lui même. Pourtant, il se sait intelligent, et c’est bien la seule qualité qu’il se reconnaît, la seule qu’il revendique. En même temps, les faits sont là pour le lui faire avouer : il a eu son permis poids lourd en ne suivant que quelques leçons, il ne lui faut que quelques minutes pour apprendre ce que les autres mettent plusieurs heures à savoir, les seules personnes qui prennent la peine de le connaître ne cessent de lui répéter… Cependant, la plupart des personnes ne lui voient que des défauts : il est insolent, ne parle pas, ou si peu, n’est pas vraiment poli, bref, il n’est pas des plus agréable et plutôt rabat-joie. Pourtant, ceci n’est qu’une façade, un moyen de défense, car ceux qui savent voir au delà pourront confirmer qu’il est généreux – bien qu’il fasse toujours en sorte de faire croire que cela ne vient pas de lui, bien que personne ne soit dupe –, serviable, et même gentleman quand ça le prend… Enfin, il a encore plus de qualités lorsqu’il essaie de séduire une fille qu’après… Ensuite, ses défauts sont plutôt accentués, il parle peu et surtout pas de ses problèmes ou de ses sentiments, ce qui peut être assez handicapants, il a du mal à faire quelle que sorte de projet, même du matin pour le soir, n’appelle pas quand il avait promis de le faire… Bref, toutes sortes de défaut qui, petit à petit, le rendent peu supportables aux demoiselles qui ont pourtant la chance d’avoir attirée son attention. Pourtant, il sait se faire pardonner, sans jamais donner la moindre excuse – parce que, par principe, il ne s’excuse jamais. C’est d’ailleurs quelqu’un de très fier, à la limite de l’orgueil, qui a l’impression que la moindre excuse, le moindre service qu’il peut rendre fait de lui le petit « golden retriever », dixit lui-même, de ses dames ; il ne prend même pas la peine de se présenter pour évaluer après qu’il ait détruit, avec l’aide de Dean contre qui il se bat sévèrement, une maison.
Les gens qu’il rencontre, en plus de lui reprocher son manque de goût et d’aptitude pour la conversation, ne supportent que rarement son ironie et son cynisme à toute épreuve. Ils le trouvent en général insolent, dans la mesure où il a l’air de se ficher pas mal de l’avis des autres et qu’il semble jouer la carte du pauvre adolescent que personne ne comprend. Il faut dire qu’il n’a pas toujours agi au mieux et le plus aimablement du monde avec les gens qu’ils croisaient… Et pour cause, selon lui, la moitié de ces personnes ne valent pas vraiment la peine que l’on y prête attention. Ce qui ne l’empêche pas de faire des efforts, quand le jeu en vaut la chandelle. Cette chandelle, car il n’y en a qu’une, porte le doux nom de Rory. C’est pour elle, et elle seule, qu’il a essayé de s’améliorer dès qu’il a eu la chance de la connaître. À plusieurs reprises il a essayé de s’ouvrir à elle, avec plus ou moins de succès, il a essayé d’être plus poli avec les gens qu’elle appréciait, pour qu’ils essaient un minimum de s’entendre… Ce qui n’a porté que des fruits à moitié pourris, en grande partie car il a du mal à garder son calme quand il se sent attaqué – et Dieu sait qu’il se sent souvent méprisé, à juste titre la plupart du temps. En règle générale comme il déteste les personnes en particulier il les déteste aussi en groupe, et tout ce qui ressemble de près ou de loin à un rassemblement de population – sauf lorsqu’il s’agit d’un concert, puisque les gens sont là pour la musique et pas pour bavasser entre elles – il le fuit comme la peste.
Malgré son intelligence dépassant largement la moyenne, il considère les études comme du temps perdu, du temps où l’on ne fait pas ce que l’on a envie de faire, ou du temps où l’on ne gagne pas d’argent, et n’y va jamais… Ce qui lui vaut, entre autre, l’exclusion du Lycée de Stars Hollow où il devait finir ses études et passer son diplôme. Pour tout dire, il était tellement persuadé qu’il pourrait rattraper son retard en deux heures qu’il n’a jamais pris la peine de leur faire grâce de sa présence. Finalement, il n’aura jamais son diplôme et s’enfuira plutôt que de refaire son année.
Il est aussi assez jaloux, mais plutôt sournois. Souvent il ne laisse pas sa jalousie prendre le dessus, en partie parce qu’il fait confiance à celles qu’il a choisies, en partie parce qu’il attend patiemment de pouvoir les prendre en défaut, il les pousse à la faute pour les prendre sur le fait en demandant ce qu’il sait déjà pour voir si elles auront le culot de mentir. Si, effectivement, elles mentent il n’hésitera pas à leur dire ce qu’il sait… Pourtant, il ne s’énervera pas, expliquera juste qu’il aimerait être prévenu la prochaine fois, et ça en restera là… Sans qu’il aille même se demander pourquoi elles lui ont menti… C’est sûrement une conséquence au fait qu’il ne parle pas beaucoup, il ne demande pas aux autres de grands discours non plus.

Cependant, il a grandi. Il a compris à quel point il avait mal agi, à quel point il avait été idiot et a décidé de reprendre sa vie en main, ce qu’il a fait brillement. Il est devenu beaucoup plus responsable, plus calme – du moins la majeure partie du temps – et a assez appris de ses erreurs pour arriver à avoir des relations plus stables avec ses semblables. Comme toujours, ces changements ne tendaient que vers un seul but : récupérer celle qu’il considère comme la femme de sa vie, alors même que cela n’a plus l’air réciproque. Et, finalement, c’est tant pis – comme il l’a souligné dans la saison 3 : « Hey, the girls that I like don’t give a damn about me! And unlike some other people I know, I’m not gonna sit around hoping that they change their minds and suddenly notice me. […]At least I’ve got a little self-esteem. […]I’m not playing Golden Retriever, hoping one day she’ll turn around and fall in my arms. If she doesn’t wanna be with me, then fine. » Finalement, cela résume assez bien l’état d’esprit du beau brun... Si l’on oublie pas de rajouter que, de manière générale, il a de grands principes qu’il ne respecte pas : car, si, il rampe et se plie facilement en quatre pour séduire celle qu’il aime et lui faire plaisir autant qu’il le peut.

En bref, il peut paraître rude et désagréable de prime abord, en partie parce qu’il paraît insolent, en partie parce qu’il ne parle pas beaucoup – surtout avec ceux qu’il ne connaît pas. Pourtant, il vaut la peine d’être connu, car il sait aussi être généreux et serviable avec ceux qu’il apprécie, il a le cœur sur la main, est d’une tendresse inouïe et d’une fidélité à toute épreuve. Le seul défaut que peuvent lui reprocher ceux qui le connaissent vraiment ? Il ne sait pas communiquer et préfère se taire en essayant seul de régler ses problèmes plutôt que de demander la moindre aide, ce qui peut être blessant pour ceux qui l’entourent… Surtout quand Jess fini par couler. Dans le même genre, vous pouvez toujours attendre pour entendre de sa bouche qu’il vous respecte ou vous apprécie, d’autant que son attitude peut parfois laisser penser le contraire.
Malgré tout, il est sur le chemin du repenti et essaie tant bien que mal de laisser aux placards ses plus tenaces défauts… Ce qui réussi plus ou moins bien, selon la grandeur de la tâche.


Histoire :
« Quel crime avons-vous fait pour mériter de naître ? »
Lamartine


Liz Danes a vécu une bonne partie de sa vie à Stars Hollow avec ses parents et son frère, Luke. Elle n’a jamais été quelqu’un de très responsable, ce qui s’est accentué à la mort de sa mère. Alors qu’elle passait son temps à sortir au lieu d’aider les hommes de sa famille à tenir leur quincaillerie, alors qu’elle n’allait jamais en cours et passait ses journées et ses nuits à trainer, à s’amuser (faut croire que les chiens ne font pas vraiment des chats) elle décida qu’elle étouffait dans cette petite ville et quitta Stars Hollow du jour au lendemain. Il est difficile d’imaginer comment elle a pu s’occuper d’elle-même, ne serait-ce qu’une minute, mais elle n’est morte ni de faim ni de froid, ce qui demeure assez étonnant. Elle enchaîna longtemps les aventures, jusqu’à ce qu’elle rencontre un certain Jimmy Mariano « le roi du hot dog » comme l’appelle Luke, aussi paumé et irresponsable qu’elle l’était.
Sans que ce soit le moins du monde voulu Liz tomba enceinte. Pour elle ce fut une joie immense… Il faut dire qu’en général Liz s’emballe pour rien. À aucun moment il ne lui ait venu à l’esprit ce que cela représentait, ni le fait qu’elle devrait s’en occuper nuit et jour, ni le fait qu’il faudrait à partir de maintenant qu’elle puisse durablement subvenir à leur besoin et, plus que tout, jamais elle n’imagina ce qui, pourtant, allait arriver. Le 7 juillet de l’année suivante Liz passa la majeure partie de la journée assise sans pouvoir bouger tant les douleurs qu’elle ressentait étaient intenses. Pourtant, elle ne se décida à aller à l’hôpital que le lendemain matin, accompagné par un Jimmy qui n’avait jamais conduit aussi vite de sa vie.
Ils finirent par arriver à l’hôpital et, Dieu soit loué, à temps. L’accouchement, contre toute attente, se déroula rapidement et sans encombres. Jimmy mit même ce temps à profit pour appeler la seule famille qui comptait, le seul qui avait une raison de venir assister à cet événement : Luke. Il faut dire que le reste de la famille Danes n’était pas des plus agréables, tellement ils étaient tous plus tarés les uns que les autres. Enfin, arrivèrent la mère et le nouveau-né. C’était un garçon, ni très grand ni très lourd pour les 8 mois qu’il avait passé dans le ventre de sa mère.

« [color:c87b=##ff99ff]Jess… On devrait l’appeler Jess, c’est court, mignon…
- Et c’est le nom de l’anesthésiste. »

Liz haussa les épaules.

- Le médecin s’appelle Hubert… Il vaut mieux Jess.
- Vous n’auriez pas pu y réfléchir avant ?, maugréa Luke
- Non, le destin nous a souri, ce sera Jess. »

Pour tout dire, si, ils y avaient réfléchi, Liz s’en était beaucoup amusé, mais rien ne leur plaisait,
et les rares idées qu’ils avaient eu avaient disparues de leurs esprits le matin suivant… Il ne restait plus qu’à prier qu’ils se rappellent encore demain comment ils l’avaient nommés… C’est donc à ça que servent les gourmettes de la maternité.

Mais déjà, les choses se compliquaient. Si, au moins, ils n’avaient pas oublié de prendre des
vêtements afin qu’il ne prenne pas froid ils se rendirent vite compte qu’il leur manquait quelque chose d’essentiel. En effet, si un bébé mange, il lui arrive aussi de faire ses besoins… Et c’est lorsqu’ils s’aperçurent à quel point il sentait mauvais qu’ils durent se rendre à l’évidence : ils n’avaient jamais réfléchi au fait qu’il leur faudrait des couches. Jimmy se proposa d’aller en acheter. Ils l’attendirent quelques heures, quelques jours, quelques mois… Les couches n’arrivèrent jamais.
Personne, sur le moment, ne comprit vraiment pourquoi Jimmy avait ainsi pris ses jambes à son cou. Il avait l’air heureux d’avoir un enfant, il l’avait assez fêté, cette naissance… La vérité était qu’il ne lui avait fallu qu’une minute, après la naissance de Jess, pour se rendre compte qu’il n’y arriverait jamais. Il n’était pas assez responsable, il n’arrivait déjà pas à s’occuper de lui… Comment, dans ces conditions, s’occuper d’un être aussi fragile et qui demandait tant d’attentions ?


« On ne s'arrache pas de l'enfance, qu'elle ait été heureuse ou malheureuse ; les origines frappent le subconscient comme on le dit d'une médaille. »
Louis Nucera


Jess vécu donc avec sa mère à New York. Pourtant, ils étaient rarement seuls. En effet, il y avait toujours un homme avec eux, qui différait souvent de semaines en semaines, l’histoire était toujours la même : il se servait, repartait avec le moindre meuble, vidait le compte en banque de Liz et ne réapparaissait jamais plus. D’autres restaient un peu plus longtemps, ce qui leur assurait une vie plus stable pendant quelques mois, et Liz finissait toujours par se marier, et Liz finissait toujours par divorcer, c’était l’histoire de sa vie… Jess n’avait jamais aimé un seul de ces types amenés au grès des lubies de sa mère, mais il était certain qu’il n’avait pas son mot à dire… Et se tu pendant longtemps.

Petit, Jess était un enfant plutôt calme, toujours le nez dans ses bouquins, assez rêveur et tout aussi renfermé. Mais en grandissant cela ne dura pas. Il finit par se rendre compte qu’au sein de son foyer les limites étaient inexistantes, et décida du même coup que dans la vie en général rien ne l’interdisait de faire ce dont il avait envie, et de ne faire que cela. Il commença donc à trainer, de plus en plus tard, pour finir par disparaître des jours entiers sans donner la moindre nouvelle… Cela ne plaisait pas à Liz, mais lorsqu’il rentrait il avait plutôt droit à des petites réprimandes, comme on en ferait à un enfant de deux ans, qu’à de vrais recadrages, ce qui ne l’aida pas. Il sécha les cours aussi, car s’il était intelligent rester la journée entière enfermé sans pouvoir faire ce qu’il voulait ne l’enchantait pas des masses… D’autant qu’il était persuadé d’être totalement à même de rattraper son retard lorsqu’il le jugerait utile, et en un temps records, s’il vous plaît.
Il se mit à voler aussi, d’abord pour avoir des livres – sa mère avait déjà du mal à payer le loyer, alors lui acheter des bouquins… Puis cela devint une habitude, il vola tout et n’importe quoi, soit parce qu’il en avait envie, soit juste pour embêter le propriétaire de la chose en question.
Du même coup, il devint insolent, notamment envers tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à l’autorité, en grande partie parce qu’il n’était pas habitué à ce que l’on lui dise ce qu’il avait à faire. Sa mère, en particulier, était traitée de la pire des façons et, quelque part, ne pouvait s’en prendre qu’à elle. Du plus loin qu’il s’en souvienne, sa mère n’avait jamais sérieusement élevé la voix contre lui, elle ressemblait à une hippie et se donnait un malin plaisir à rester dans ce rôle : elle ne prenait rien au sérieux, souriait tout le temps, se défonçait à n’en plus finir, et elle était gentille. Trop gentille pour un gamin qui avait besoin d’être recadré. Vous savez, les enfants ne comprennent pas ce qui est bien pour eux et ce qui ne l’est pas, et comme tout être normalement constitué il a pris le chemin de la facilité dans la mesure où personne n’a jamais essayé de redresser la barre.

Au final, en grandissant, il prit beaucoup de ses parents. S’il n’était pas aussi taré que sa mère il était aussi impulsif, aussi peu responsable, prêt à tout envoyer balader sur un coup de tête. Pour cela, il ressemblait beaucoup à son père aussi, le patrimoine génétique qu’on appelle ça, il n’avait aucun avenir, pas le moindre sens des responsabilités, assez lâche pour fuir dès que ça sentait le roussi, et, par dessus tout, aussi peu à même de tenir une conversation. Sans qu’ils ne se soient vus une seule fois ils aiment la même musique, ont des comportements et des mimiques assez similaires… Et c’est peut-être une des raisons qui l’a, plus tard, décidé à changer : peu d’enfants désirent ressembler à leurs parents, et lui plus que quiconque : il ne voulait pas de la vie minable qu’ils avaient eu.

Liz ne pu plus supporter son fils et, un beau jour, lui annonça qu’il devait partir à Stars Hollow habiter quelque temps chez son oncle « avec qui tu fileras droit ». Liz était convaincu qu’il fallait des repères à son fils, une réelle figure paternelle, et plus durable que tous ses ex-maris. Jess, bien entendu, n’eut pas l’occasion de donner son point de vue sur la question et partit, puisqu’il avait le choix…
Longtemps il en voulut à sa mère de s’être débarrassé de lui de la sorte, de ne pas lui donner de nouvelles, de l’oublier là-bas comme si elle n’avait jamais eu de fils… Puis il finit par comprendre qu’il ne pourrait pas la changer, et que c’était justement peut-être par amour qu’elle avait fait ça. De toutes les manières, s’il ne supportait pas l’idée de quitter New York, il ne pouvait dire qu’une chose à sa mère : bon débarras, car s’il ne la détestait pas elle avait la fâcheuse tendance à lui taper assez rapidement sur le système.


"Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin."
Ben Jelloun

Il arriva donc à Stars Hollow sans avoir la moindre envie d’y être, ce qu’il ne tarda pas à claironner de la manière la plus visible qui soit. Dès son arrivée à Stars Hollow, Jess se fera remarquer pour son insolence, son impolitesse et son air de se moquer de tout. Pourtant, cela ne l’empêchera pas d’accrocher avec Rory dès leur première rencontre. En effet, il partage avec elle un goût pour la littérature et la musique à toute épreuve. Cependant, Rory restera une des seules personnes à réellement apprécier Jess, pour plusieurs raisons.
C’est ainsi qu’il s’est fait son plus grand ennemi, un dénommé Dean, le petit ami de Rory. Dès qu’ils se sont vus les jeunes hommes plus ou moins civilisés qu’ils étaient ont fait place à des animaux prêts à se battre à mort pour de jolis yeux bleus.
Une autre personne déteste Jess par dessus tout et voit d’un très mauvais œil son entrée dans la vie de Rory. Ce n’est autre que de Lorelaï, la mère de la demoiselle. Elle a toujours pris le jeune homme pour une menace. Une menace pour Dean, qu’elle apprécie, une menace pour la vie tranquille et rangée de sa fille… Bref, quelqu’un apte à la tirer vers le fond. D’autant qu’elle voit bien, au fil du temps, les deux jeunes se rapprocher, leur relation se faire plus amicale, puis encore plus proche… Sans rien pouvoir faire d’autre que de les observer et de mettre en garde sa fille, sans jamais vouloir lui interdire de le voir.
D’ailleurs, tout Stars Hollow finira par le déprécier pour toutes les farces qu’il a commises : le vol de Pierrepont, le nain d’une habitante, le vol de l’argent qui devait servir à la rénovation du pont de la ville, et, l’apothéose, la fausse scène de crime très réaliste qu’il a imaginé et placé devant la boutique de Taylor… Chose qui en a fait rire certains et grogner d’autres.
Pour tout dire, outre Rory, une seule personne a toujours défendu le beau brun : il s’agit de son oncle, Luke. Pourtant, l’adolescent lui a donné du fil à retordre, il se bat, sèche les cours, fume comme un pompier dans leur appartement, écoute la musique aussi fort que possible… Et en plus de cela il n’arrive pas à établir un dialogue avec lui – il faut dire qu’ils sont autant doués l’un que l’autre pour la causette – l’un n’arrivant pas à ramener l’autre à la raison, l’autre n’écoutant de toute façon pas et n’ayant qu’une envie : que l’on lui fiche la paix. Ce rapport de force finira par un plongeon dans le lac pour Jess (l’un des moments, à mon sens, les plus comiques de la série). À la suite de cela, leur relation n’ira qu’en s’améliorant, malgré quelques petites disputes, Luke essayant de tenir le rôle de père que Jess ne supporte pas. Car, finalement, c’est ça la clé du succès entre eux : ils doivent se comporter tous deux en adulte, et se considérer mutuellement comme tels, sans se manquer de respect, pour que ça marche. Et cela marchera… Si on occulte le fait que Jess continuera toujours à en faire à sa tête, mais dans le dos de son oncle.


« Il n'est pas de femmes inaccessibles, sauf celle qu'on aime. »
René Fallet

« La grande tactique des femmes est de faire croire qu'elles aiment quand elles n'aiment pas, et lorsqu'elles aiment, de le dissimuler. »
Jean Cocteau


Pour continuer à expliquer la vie de Jess, on ne peut faire autrement que de parler de son histoire d’amour avec Rory, car ça a été pour lui plus que ça – bien que cela ne semble pas réciproque. C’est à elle qu’il doit ce qu’il est aujourd’hui, c’est grâce à elle qu’il est quelqu’un de bien, qu’il n’a pas passé sa vie sur un trottoir à vendre des chapeaux de chanvre, et, même si c’était pour de mauvaises raisons, c’est grâce à elle qu’il est l’homme qu’il est devenu. Elle est la femme de sa vie, si l’inverse n’est pas vrai.

Revenons, alors, sur une histoire qui a rythmé la série pendant cinq ans.

Tout a commencé donc par l’arrivée de Jess à Stars Hollow. Dès sa première rencontre avec la lycéenne le courant passe. En premier lieu parce qu’elle a une bibliothèque bien remplie, ensuite parce qu’il ne loupe pas son intelligence. Et puis elle est jolie, ce qui ne gâte rien, bien au contraire.
Il faut de l’imagination à la bête pour arriver à attirer la belle, et c’est ce qu’il a fait. Du mieux qu’il a pu, pendant des mois, il s’est évertué à attirer son attention, de façon plus ou moins réussie, de façon plus ou moins subtile, mais il l’a fait.

Tout a commencé le jour même de leur rencontre. Tout d’abord tout à son rôle de mauvais garçon il examine la bibliothèque de la jeune femme de façon distante, lui affirme qu’il ne lit pas beaucoup, et essaie tant bien que mal de la convaincre de partir par la fenêtre pour faire un petit tour alors qu’il est invité chez Lorelaï, et que toute la petite fête qu’elle a organisé est pour son arrivée. Mais déjà il voit en elle quelqu’un de spécial, quelqu’un enfin digne d’intérêt dans cette petite ville, la seule personne censée et en accord avec lui.
Après avoir été gentil avec la fille, le voilà en tête à tête avec sa mère, le ton change, il est tout bonnement insupportable et, après s’être disputé avec elle il laisse tout en plan et s’en va (une mauvaise habitude de sa part, comme on va pouvoir s’en rendre compte). Le lendemain il recroise la si jolie demoiselle à qui il rend un livre qu’il lui a « emprunté », Howl d’Allen Ginsberg. Alors qu’il lui avoue l’avoir déjà lu une quarantaine de fois, qu’elle remarque qu’il a annoté son livre, elle comprend qu’il est aussi amoureux de la littérature qu’elle l’est.

Ce qu’il ne sait pas c’est qu’il apparaît au bon moment, alors que Rory et Dean sont en pleine crise, et qu'elle s'ennuie à mourir avec le jeune homme qui veut tout faire pour que tout soit bien. Jess réussit à la distraire, la faire rire, pour la première fois la curiosité de Rory prend le pas sur elle, et elle se laisse entraîner par le jeune homme. Lui, si arrogant, si brusque et nonchalant, elle le voit sympathique, drôle et devient très vite très attrayant et un mystère que la jeune fille adore percer.

À partir de là, donc, il fera tout pour l’impressionner. Des blagues idiotes incluant le dessin d’un corps à la craie, sauter dans un traineau en marche pour pouvoir passer quelques instants en tête à tête avec elle… Tête à tête où il ne se privera pas de lui dire le fond de sa pensée : il n’a jamais vraiment compris pourquoi Rory aimait Dean. Certes, il est gentil, un vrai boy scoot, mais il était d’une intelligence basse, le vrai campagnard qui n’a d’autres soucis que le labour de ses champs, et il ne partage rien avec elle : ni sa culture, ni ses valeurs.
Une de ses occupations préférées étant, donc, de tout faire pour faire sortir le si aimable et idiot petit copain de ses gonds. Jusqu’à ce qu’arrive la si étrange vente aux enchères annuelle de paniers. Pour une fois, bizarrement, Jess décide de participer aux événements. Le jeu est simple : les femmes préparent un panier pour un pique-nique, panier qui est vendu aux enchères. Le garçon qui l’achète repart avec le panier… et la fille qui se doit de déjeuner avec lui. Le beau brun prend un malin plaisir à surenchérir et, surtout, à se retrouver face à un Dean furieux qui ne comprend vraiment pas ce qui lui arrive. Bien entendu, il finit par gagner les enchères face au « gars qui a perdu par avarice ». Et aura donc droit à un nouveau tête à tête avec sa dulcinée. Tête à tête où ils parlent littérature, bien entendu, et tête à tête où c’est à elle, cette fois, de poser la question bien sentie :

« Pourquoi n’es-tu gentil qu’avec moi ? »

Sérieusement, il n’a rien à répondre. Il l’apprécie, c’est tout… Ou peut-être plus que ça… Mais il n’a rien à répondre, si ce n’est que Dean est un idiot, et qu’il ne fait que s’amuser à le faire enrager.
Dean, peiné par la distance qui s’installe de plus en plus entre lui et sa copine, resserre son étreinte. Mauvaise idée pour Rory qui se sent étouffée. Alors qu’avec Jess, à qui rien n’échappe et qui saute de ce fait sur l’occasion, elle se sent de plus en plus à l’aise. Désemparé, il va trouver sa belle-mère qui lui conseille de lui laisser de l’espace. Ce qu’il s’empresse de faire… Mais ça ne marche pas mieux, elle l’en oublie presque. C’est alors que Dean prend conscience du lien très fort qui commence à unir sa petite amie et son plus dangereux rival.

De son côté, Lorelaï ne l’apprécie pas non plus. Elle essaie, pourtant, pour sa fille. Et Jess aussi y met du sien, pour la demoiselle. Elle lui laisse laver la gouttière, l’invite à manger… Et tout ne se passe pas si mal. Du moins jusqu’à ce qu’elle le retrouve dans la chambre de sa fille, sous un prétexte qu’elle ne juge pas crédible et que, quelques heures plus tard, Rory retrouve le bracelet qu’avait fait Dean pour elle et qu’elle avait perdu. Elle ne le retrouve bien sûr pas n’importe où mais dans cette même chambre, où elle avait déjà cherché une bonne dizaine de fois. Il n’en faut pas plus à Lorelaï pour tout lui mettre sur le dos, ce que n’apprécie pas outre mesure le jeune homme. Certes, c’est lui qui avait le bracelet, mais il ne l’avait pas volé, il n’avait fait que le trouver… Et avait décidé de le rendre à son amie lorsqu’il s’était rendu compte qu’elle en devenait malade à le chercher partout. Pourtant, il essaie encore de se contenir face à Gilmore mère et arrive à faire mouche en relevant un point essentiel : si Rory y tenait tellement, comment a-t-elle fait pour ne pas se rendre compte de sa disparition pendant 15 jours ? Cette réponse a le mérite de couper le sifflet à son interlocutrice, qui n’en dérage pas pour autant.
Ce qui explique que quand Luke lui avoue qu’il a demandé à Rory de donner à son neveu des cours particuliers, histoire qu’il rattrape le retard qu’il a pris au lycée, elle ne le voit pas d’un très bon œil. Luke, lui, pense que l’adolescente est la seule qu’il écoutera, la seule, donc, a même de le ramener sur le droit chemin.

Rory, quant à elle, n’a pas pu refuser la proposition de Luke et passe donc un soir donner des cours à un Jess qui, décidément, préfère parler musique qu’histoire, littérature qu’arithmétique. Il la laisse parler toute seule de ce qui ne l’intéresse pas, fais tout pour la déconcentrer, ne tient pas en place, et finit par lui demander d’aller manger une glace en cône et de lui promettre de se mettre réellement à travailler à leur retour. Rory, qui sent bien qu’elle est en train de se faire avoir, accepte tout de même et lui propose de lui lire Othello pendant que le jeune homme conduit sa voiture – voiture faite par Dean qui, décidément, fabriquerait lui même sa télé, son steak haché s’il le pouvait, mais n’arrive en définitive pas à se fabriquer un cerveau.
Ils partent donc, Jess au volant. Sur le chemin du retour, toujours aussi responsable, Jess laisse à sa compagne le choix : soit il prend le chemin le plus court et ils retournent réviser immédiatement, soit il fait le tour du pâté de maison histoire de faire durer un peu plus le plaisir. À sa grande surprise, elle décide de rester encore un peu en sa compagnie… Mais les choses ne se passent pas comme prévu, un animal débarque, Jess essaie tant bien que mal de l’éviter et la voiture finit sa course dans une vitrine, non sans avoir embarqué un banc au passage. Le beau brun s’en sort indemne mais Rory a le bras cassé. Après avoir appelé les secours il disparaît.
Alors que Lorelaï va chercher Jess pour le tuer après être passée aux urgences, Luke a la même idée, mais avec des intentions un peu plus louable. S’en suit une dispute entre les deux adultes, chacun défendant son petit, Lorelaï accusant son meilleur ami d’avoir pensé au bien que pouvait faire Rory à Jess sans voir le mal qu’il pouvait lui faire, Luke prenant, une fois de plus, la défense de son neveu en assurant qu’il ne l’a certainement pas fait exprès. Ce dernier finit par le retrouver, et pour toute explication le jeune rebelle lui affirme « I made sure she was okay. », la voix tremblante, les larmes aux yeux. Malgré que Luke sache que ce n’est pas sa faute, et que Rory, qui, mine de rien, était aussi présente, qu’elle n’ait de cesse de le répéter, son oncle le renvoi à New York sans en parler à personne.


« L'absence est à l'amour, ce qu'est au feu le vent ; il éteint le petit, il allume le grand. »
Roger Bussy-Rabutin

« Il faut juger les sentiments par des actes plus que par des paroles. »
George Sand


Une fois que l’on connaît un peu le jeune homme on ne sait une chose : il ne faut pas s’attendre à recevoir des nouvelles de lui. Pourtant, si Luke n’eut pas le droit à la moindre petite carte postale Rory eut l’honneur de recevoir quelques petits coups de fil. C’est le lendemain de l’un d’eux qu’elle fit une chose qui ne lui ressemblait pas du tout. Elle sécha les cours, prit le bus sur un coup de tête, et débarqua dans La grande pomme, à la recherche d’un endroit bien précis. Heureusement, elle trouva là-bas ce qu’elle y cherchait : un beau jeune homme aux yeux verts. Leurs retrouvailles ne furent pas mouvementées, et c’est le moins que l’on puisse dire, pas un mot sur le pourquoi elle était ici, pas un mot sur le pourquoi il était reparti sans prendre la peine de la prévenir… À croire qu’une discussion un minimum sérieuse aurait brisée la magie de cet instant. Ils passèrent la journée ensemble, à flâner, puis elle prit le bus du retour. C’est là, alors qu’elle était déjà dans le bus et qu’il lui parlait de l’extérieur, qu’il lui posa une question bien légitime : pourquoi avoir séché les cours juste pour venir le voir. Ce à quoi elle ne répondit que brièvement, parce qu’il ne lui avait pas dit au revoir.
Elle repartit donc, certaine de ne pas le revoir de si tôt… Et ne comprenant pas elle-même comment elle avait été assez irréfléchie pour prendre sécher les cours, partir à l’aventure, pour un garçon qui, somme toute, n’était qu’un ami. Elle en conclu que ce n’était pas possible, que ce n’était pas elle qui avait agi et demanda à sa mère de la punir lourdement. Cette dernière, à contre cœur, lui amena l’idée que, peut-être, elle avait agi comme ça par amour. Comme à chaque fois Rory rejeta cette idée, c’est Dean qu’elle aimait.


« Les femmes aiment fort à sauver qui les perd. »
Victor Hugo


À son tour, il revient. Sans en parler à personne, c’est une habitude, le revoilà dans la petite ville de Stars Hollow dans laquelle pourtant, pas plus d’un an auparavant il aurait tout fait pour ne pas avoir à y mettre un pied. La première chose qu’il fait, avant de penser à se trouver un toit, c’est d’aller trouver Rory. C’est une petite ville, les nouvelles vont vite, aussi sait-il qu’elle est au mariage de la meilleure amie de sa mère auquel (il faut croire qu’il a quand même un peu de bonnes manières) il ne se présente pas. Par contre, il traine, pas loin, espérant au moins la voir une seconde, même si elle est à des centaines de mètres, même si elle ne le voit pas.
Et ses rêves deviennent réalité, alors qu’elle s’éloigne un peu de la fête elle se retrouve nez à nez avec lui. C’est alors qu’elle s’approche de lui et l’embrasse, à croire qu’elle n’est plus si réfléchie que cela en sa présence. Puis elle s’enfuit en courant, sans avoir oublié de lui souhaiter la bienvenue – il ne faudrait quand même pas en oublier la politesse la plus élémentaire – et de le prier de n’en parler à personne.

Après cet épisode, et sans l’avoir revu, elle s’envole à Washington pour toutes les grandes vacances. C’est donc en septembre qu’elle revient enfin… Et qu’elle a l’honneur de voir que Jess n’a pas perdu son temps. En effet, il ne l’a pas attendu et s’est trouvé une bien mignonne, bien que totalement creuse, minette avec qui il passe la journée collé-serré (ce que les américains appellent a PDA relationship). Rory en est bouleversée et, surtout, très énervée. Ils finissent par s’expliquer, oui il ne l’a pas attendu « comme Dean l’aurait fait » mais c’était bien légitime après qu’elle l’est embrassé, lui ait demandé de n’en parler à personne (ce qui est vexant au passage), et soit parti durant 2 mois sans lui envoyer la moindre lettre, carte postale, signal de fumée ou corbeille de fruit. D’autant qu’elle est toujours avec son copain. Il est en colère, Rory aussi, cette fois la communication est rompue.

Mais on ne fait pas lâcher si facilement le jeune homme. Aussi profite-t-il d’une autre fête locale, le marathon de danse. C’est un concours de danse de 24 h durant lequel sont éliminés ceux qui s’arrêtent, ne serait-ce qu’une seconde, de bouger. Jess finit donc par s’y pointer, au bout de quelques heures, accompagné de sa ravissante compagne… Qui finit bientôt par s’ennuyer. Et pour cause, ils passent leur temps assis dans les gradins, et Jess ne fait rien d’autre que fixer Rory qui danse avec sa mère.
Cette situation donne lieu à une remarque bien sentie de Jess qui, décidément, n’en manque pas une. Lors d’une pause bien méritée Jess et Shane se retrouvent face à Rory et Dean, venu soutenir sa belle. L’adolescente est la première à lancer les hostilités en lui disant qu’elle l’insupporte à la fixer sans arrêt, qu’il devrait avoir quelque chose de mieux à faire que de passer sa journée à regarder un marathon de danse. Ce à quoi il répond qu’elle doit le regarder aussi, pour remarquer qu’il ne la lâche pas du regard. La jeune femme tente alors de se justifier, en disant que ses yeux tombent involontairement sur lui parce qu’elle danse, mais que quand elle peut les contrôler c’est vers Dean qu’ils se posent. L’occasion est trop belle pour son interlocuteur qui fait alors remarquer qu’elle le regarde instinctivement mais doit se forcer pour regarder son petit copain. Rory est exaspérée, Jess ne se démonte pas et attire Shane vers lui, un air de défi dans le regard. Pour y répondre Rory agrippe Dean et ce dernier, exaspéré, préfère s’en aller.
Le marathon reprend, et Lorelaï est obligée de s’éclipser, elle sort donc le carton jaune pour avoir droit à une pause de 10 minutes. Rory, elle, est obligée de rester sur la piste mais, ne tenant pas seule sa mère demande à Dean de venir la porter et l’empêcher de s’endormir. Alors qu’elle est avec son copain elle n’a qu’un prénom à la bouche : Jess, à quel point il l’exaspère, à quel point il ne doit rien avoir à faire pour se retrouver là, à quel point il est indécent quand il embrasse sa copine… Dean finit par jeter le tablier. Il se recule et lui explique clairement, devant tout le monde, qu’il se retire de la partie, qu’il en a plus que marre de servir de bouche-trou, elle a envie d’être avec lui, il a envie d’être avec elle, ça se voit à des kilomètres, et bien très bien il ne fera plus obstacle. Il en a marre de passer pour l’idiot de service, marre de s’accrocher à une fille qui ne pense plus à lui… Il est trop fort, il a gagné… De toute manière il ne lâchera jamais.
Sur ce il la plante là. Et elle part en courant. Pour Jess c’est l’occasion ou jamais, il la suit donc et la retrouve en pleur sur le même pont où ils avaient pique-niqué des mois auparavant. C’est alors qu’elle lui explique que Dean a raison. Devant l’absence de réponse de Jess elle s’énerve quelque peu, rétorque qu’il avait au moins raison pour elle si ce n’est pas pour lui. La vérité c’est que le jeune homme ne sait que dire, même avouer que Dean a raison est d’une difficulté hors norme. Il finit tout de même par y arriver, lui demande si tout est bien finit avec Dean et lorsqu’elle confirme s’en va, ayant une petite chose à régler avant tout.

C’est, malheureusement, le début des problèmes pour les deux tourtereaux. Ils s’aiment, là dessus il n’y a rien à redire. Ils ont d’ailleurs de quoi s’occuper, enfin Rory a un petit copain avec qui tenir des discussions censées, quelqu’un avec qui passer la journée et la nuit à regarder des films en se gavant de nourriture à emporter, enfin Jess a réussi, enfin elle est à lui.
Seulement… Tout ne commence déjà pas bien dans le meilleur du monde. Afin de ne pas choquer le petit monde tranquille de Stars Hollow, et pour éviter de faire inutilement de la peine à Dean, Rory refuse dans un premier temps de s’afficher avec lui. Ceci n’est pas vraiment du goût du jeune homme, qui pourtant laisse couler. Les habitants de la bourgade, de toute façon, sont au courant, et personne n’apprécie réellement. Puis, finalement, la jeune femme finit par assumer, voyant bien que son compagnon commence à douter fortement. Ils deviendront alors un de ces couples qui passe son temps coller l’un à l’autre.
Dean aussi a décidé de mettre son grain de sel dans leur histoire. Il voulait rester ami avec elle, qu’il disait… Mais commence à devenir un peu trop envahissant, Rory le voit beaucoup, le cache souvent à Jess, et ce dernier est vert de jalousie, d’autant que Dean lui avoue de but en blanc qu’il espère la reconquérir. Pourtant, à chaque fois il pardonne, lui fait juste comprendre qu’il aimerait qu’elle lui en parle, mais qu’il lui fait de toute façon confiance. Et c’est là une différence fondamentale entre ses deux copains successifs : l’un meurt de jalousie et devient tyrannique, l’autre meurt de jalousie mais la laisse libre et indépendante.
Les relations entre les Gilmore et le jeune homme ne s’améliorent pas non plus. Lorelaï fait ce qu’elle peut, mais tout est prétexte à le critiquer. Et les choses ne s’arrangent pas quand il est invité à dîner chez Emily, la grand-mère de Rory. Pour être franche, il n’avait pas la moindre envie d’y aller, mais cède face aux demandes pressantes de sa bien aimée. Il arrive en retard, à cause de trafic, et avec un œil au beurre noir. La demoiselle ne le lâche pas, persuadée qu’il s’est battu avec Dean, et lorsqu’il lui affirme le contraire elle n’y croit pas. Aussi va-t-elle demander à Dean qui est bien obligé d’avouer que Jess avait dit la vérité. Si Rory s’excuse et comprend qu’il lui faudra du temps pour lui faire pleinement confiance, Jess a de son côté compris quelque chose : il va être obligé de se farcir la famille de sa copine, alors autant faire des efforts… Et apprendre aussi à dialoguer avec elle.
Car dialoguer, c’est bien cela son plus grand problème. Il est exclu du lycée parce qu’il séchait trop les cours, et refuse d’avouer à Rory qu’il ne pourra donc pas l’emmener au bal de promo, son père fait son apparition et part presque aussitôt sans lui avoir dit un mot, ce qui le chamboule au plus haut point, et il n’en dit rien à sa belle… Mais il est d’une humeur massacrante, que l’adolescente ne peut pas comprendre mais supporte tant bien que mal. C’est encore plus rabat-joie que d’ordinaire qu’il se présente avec elle à une petite fête où la meilleure amie de Miss Gilmore doit jouer avec son groupe. Fidèle à lui même il passe la soirée à faire la tête, priant Rory pour partir, et finit seul, à l’étage, dans une chambre. Rory vient l’y retrouver, ils s’embrassent, finissent sur le lit… Et la jeune femme l’arrête. Il entre alors dans une colère noire qui fait vite fuir la jeune femme, les larmes aux yeux. Il n’en faut pas plus au bad boy pour réaliser qu’une fois encore il s’est conduit comme un idiot et il lui court après pour s’excuser. Cependant, tous deux tombent sur Dean qui comprend immédiatement qu’il lui a fait du mal. Cette fois, la tentation est trop forte, Dean se jette sur Jess et tous deux se battent dans toute la maison avant d’atterrir dans le jardin. Les flics débarquent, Jess s’en va, et Rory, qui aimerait bien le suivre, reste pour aider Lane, sa meilleure amie.
Après ce dernier épisode ils s’évitent pendant un long moment, pour ne pas avoir à discuter de ce qu’il s’est passé, autant gênés l’un que l’autre. C’est à ce moment que Luke apprend que Jess n’aura pas son diplôme, il lui laisse alors le choix : soit il redouble, soit il s’en va. Le beau jeune homme fait donc ses valises, sans rien en dire à Rory, et lorsqu’il la croise dans le bus il lui avoue n’avoir pas pu obtenir les tickets pour le bal de promo mais oublie volontairement de lui dire qu’il s’en va. Il va rejoindre son père à Los Angeles en espérant pouvoir passer quelques temps chez lui, histoire de se remettre sur pied. Son père l’accueille sans vouloir une seconde l’héberger… Pourtant, il finit par le faire, après que les deux hommes aient passé un pacte : Jimmy ne joue pas au père, Jess pas au fils.


"Partir c'est mourir un peu."
Allais


Rory ne lui pardonnera pas son manque de courage et d’honnêteté, et ne se gênera pas pour lui dire lorsqu’elle a enfin au téléphone… Ou qu’elle pense l’avoir, puisque lorsqu'elle décroche personne ne parle à l’autre bout du fil. Elle lui fera comprendre qu’elle l’a aimé, mais qu’elle en a marre et que tout est fini pour de bon.

Si c’est clair pour elle, ça l’est peut-être moins pour un certain garçon aux yeux clairs. Il finit par revenir, une fois encore, sans prévenir personne, une fois encore. Mais cette fois, c’est sa voiture qui l’intéresse. En effet, Luke avait « volé » la voiture de son neveu, dans l’espoir fou que sans moyen de déplacement il irait plus souvent en cours… Seulement sa sœur, Liz, la mère de Jess, en venant à Sars Hollow apprend où est caché la voiture et préviens son fils. Sans pour autant s’attendre à le voir débarquer dans la minute. Pourtant, c’est ce qu’il fait et, naïf comme il l’est, il espère quitter la petite ville sans même que l’on se soit même rendu compte qu’il était passé. Mais c’est sans compter la vieille poubelle qui lui sert d’auto, elle tombe en panne sur l’autoroute, il se fait arrêter par les flics… Et retour à la case départ pour tout ce beau monde.
Contraint, il se retrouve face à Luke qui, cette fois, a du mal à lui pardonner d’être parti sans prévenir et de ne pas avoir donné le moindre signe de vie durant un an. Jess, quant à lui, lui en veut d’avoir placé tant d’espérance en lui, de lui montrer à quel point il est déçu… Comme souvent, le jeune homme s’énerve contre les autres alors que c’est à lui même qu’il en veut, il s’en veut d’avoir déçu tout le monde, alors c’est les autres qu’il agresse. Ils se disputent, mais au fond, c’est plus une question de fierté qu’autre chose, aussi ça ne durera pas bien longtemps.
Rory, de son côté, n’est pas prête à décolérer. Quand elle le voit dormir dans sa voiture par des températures bien en dessous de zéro, elle s’énerve de le voir là et s’en va en courant, laissant sa mère s’occuper de lui trouver un toit.
Stars Hollow est une petite ville, et malgré eux les deux adolescents se croisent plusieurs fois. Dès que cela arrive, Jess prend la tangente, ce qui continue à faire rager Rory. En effet, pour elle son comportement la fait passer elle pour la méchante, et lui pour la victime. Puis vient la fois de trop, cette fois Rory s’enfuit avant lui… Et contre toute attente M. Mariano lui court après. Ce petit jeu dure un bon moment avant que tous deux s’arrêtent. Le bel homme peut enfin lui parler, et la demoiselle ne lui laisse pas une seconde de répit, c’est maintenant ou jamais. C’est la raison pour laquelle il y alla franc jeu :
« Je t’aime. »

Enfin, le si pudique Jess avoue ses sentiments… Et cela a une conséquence étrange. Si sa bouche marche, ses jambes aussi, il ne lui laisse pas le temps de répondre avant de prendre sa voiture et de s’enfuir… Une fois de plus.
Lui seul sait comment il a fait pour rouler jusqu’à Los Angeles sans faire demi-tour. Le fait est qu’il a voulu, plusieurs fois… Mais il se sentait ridicule, ne pouvait revenir comme ça dans une ville où l’on sortait plume et goudron à son passage, ne pouvait plus croiser les regards de ceux qu’il avait tant déçu, il avait peur de ses sentiments et, pire que tout, avait peur de faire du mal à Rory…


« Pour beaucoup, l'avenir rêvé n'est souvent que le retour à un passé idéalisé. »
Robertson Davies


Trois mois après, Jess est retourné à New York, dans un appartement minable où son oncle vient lui rendre une petite visite. Effectivement, sa mère se marie, et Jess n’a pas vraiment pour intention d’y assister, de toute manière il ira au prochain. Les deux hommes s’embrouillent, et Luke repart convaincu qu’il ne pourra pas compter sur lui.
Mais finalement, le jeune rebelle débarque pour la énième fois à Stars Hollow, sans prévenir personne (ça change Razz). Il finit enfin par avoir une conversation avec Luke où il concède enfin qu’il ne le déteste pas, c’est d’ailleurs pour lui qu’il est venu, et qu’il ne déteste pas sa mère non plus… Son oncle comprend alors pourquoi il refusait si obstinément d’être présent.

« Rory ? Non ? Encore… »

Il est certain que cet entêtement le fit beaucoup rire, contrairement à son neveu. Pour lui faire comprendre qu’il a encore une fois agi comme un imbécile et que la clé d’une relation est la communication Luke lui donne un livre qu’il a lui-même lu, un livre d’auto-thérapie qui va changer la vie du beau brun.
Il va alors trouver sa bien aimée sur le campus et lui propose de s’enfuir avec lui à New York, lui explique qu’il l’aime encore, qu’il a envie d’être avec elle et qu’il sait qu’elle a aussi envie d’être avec lui mais qu’il faut bâtir sur du neuf, loin d’ici. Elle refuse, il s’en va.


« On ne pardonne pas à son ami ses erreurs, on ne les excuse pas non plus. On les comprend. »
Philippe Soupault


Encore une fois, M. Mariano fait apparaître sa petite frimousse, cette fois lorsqu’il passe près de Stars Hollow il n’oublie pas de faire un petit coucou à la femme qu’il aime toujours. Mais cette fois il a quelque chose à lui montrer : son livre, Sous-secte, publié à 500 exemplaires. Cette fois, la jeune femme est ravie de revoir son ex, et convient avec lui d’un rendez-vous pour le jour suivant.
Bien entendu, le lendemain Jess est présent… Mais ils ne sont pas seuls, à peine allaient-ils partir qu’un étrange imbécile se pointe, Logan, le nouveau petit-copain de Miss Gilmore. Si Jess n’est pas enchanté de le rencontrer, ni de le voir s’incruster, il n’en essaie pas moins de rester poli et c’est tous trois qu’ils vont manger.
Logan se comporte réellement comme le crétin qu’il est, et le brun met fin plus tôt que prévu à cette soirée, partant lorsqu’il n’est plus dans ses moyens de rester calme face à celui qui a pris sa place. Rory le rattrape… S’ensuit une dispute, enfin c’est plutôt le jeun homme qui crie, d’abord parce qu’il ne voit pas ce qu’elle fait avec un mec aussi imbuvable, un gosse de riche qui veut en mettre plein la vue, ensuite parce qu’il la connaît mieux que personne et que sa vie actuelle ne lui ressemble pas. En effet, elle a arrêté ses études à Yale, elle vit chez sa grand-mère et fait ses quatre volontés, elle est à la fois insolente et irresponsable…
Une nouvelle fois il repart, choqué de ce qu’il vient d’entrevoir… Et en ayant réussi à lui renvoyer l’ascenseur : c’est grâce à elle qu’il a écrit un livre, qu’il a repris sa vie en main, et c’est grâce à lui qu’elle va pouvoir en faire de même.


"J'ai rencontré quelques peines, j'ai rencontré beaucoup de joie,
C'est parfois une question de chance, souvent une histoire de choix."
Grand Corps Malade


Quelques mois plus tard Rory reçoit une invitation de la part du jeune homme pour l’ouverture de sa librairie à Philadelphie. Alors qu’elle vient de se disputer avec Logan qui a fait ses bagages elle décide d’y aller. C’est un homme métamorphosé qu’elle rencontre, il est drôle, directif, investi… D’ailleurs, Luke est là aussi, ce qui lui permet de découvrir pour la première fois sa cousine, April.
Puis tout le monde part, Rory et Jess se retrouvent en tête à tête. Ils se mettent à discuter du livre que Rory a enfin lu. Alors que lui changerait tout mis à part la couverture, elle le trouve excellent, lui affirme qu’elle n’avait jamais rien lu de tel avant car il ne ressemble qu’à lui. C’est ce moment là que choisit Jess, persuadé qu’elle est venue seule car elle était célibataire et qu’il lui manquait, pour embrasser la belle. Mais elle le repousse, une fois encore, en lui expliquant qu’elle n’arrive pas à tromper Logan comme Logan l’a fait avec elle… Jess comprend bien que c’est l’autre qu’elle aime, qu’il a définitivement espéré pour rien… Il la laisse partir, ils ne se reverront plus jamais.


La moindre des choses que l’on puisse dire c’est qu’ils ont raté le coche par trois fois. La première parce qu’il était immature et irresponsable, qu’il a préféré fuir plutôt que d’affronter la réalité… Et qu’il était bien trop lâche pour oser donner de ses nouvelles à Rory. La deuxième parce qu’il était immature et irresponsable, qu’il lui a avoué qu’il l’aimait… Et a préféré fuir plutôt que d’affronter la réalité. La dernière parce qu’elle était immature et irresponsable, qu’elle n’a pas su voir qu’il était celui qu’il lui fallait… Et qu’elle lui a préféré une énergumène qui l’a maintes fois traitée aussi mal qu’il est possible de le faire. Sans compter toutes les autres fois, où ils auraient pu, mais n’ont rien fait.
À présent, Jess a tourné la page. Rory reste son amie, sa meilleure amie même s’il en faut, car la seule qui le comprenne vraiment, la seule à pouvoir faire de lui quelqu’un de meilleur. Malgré cela, il n’a eu de ses nouvelles que grâce à Luke depuis qu’ils se sont vu à Philadelphie.

Jess, pour raisons personnelles, est retourné vivre à New York et compte bien créer le même style de librairie ici que là-bas, il lui manque juste le lieu et le nom. Il écrit aussi un nouveau livre qui, avec un peu de chance, marchera mieux que le précédant. C’est une vie plutôt rangée qu’il possède à présent ce qui, contrairement à ce qu’il aurait pu penser, est bien agréable.


Objet fétiche : Jess n’a pas vraiment d’objet fétiche en particulier, par contre il tient énormément à ses livres et ses CDs qui, malgré ses réguliers déménagements, le suivent partout. Il a lu de tout et n’importe quoi –même Jane Austen ce qui, pour un garçon, est plutôt rare – mais préfère sans réserve les auteurs de la Beat génération, en particulier Kerouac et Bukowski. Il n’en reste pas moins que son admiration ent

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Re: Jess Mariano [Gilmore Girls] - Admin

Message par Jess Mariano le Mar 15 Avr - 21:37

Pour mieux vous connaître :
Prénom ou surnom : Élisabeth, c’est le prénom avec le plus de diminutif au monde et certains des plus horribles, c’est pour cette raison que je me dois de vous dire que vous ne pourrez en utiliser que deux : Lizzy (ou Lizzie) et Sissi, le reste est proscrit. À part ça, je vous autorise les surnoms de type : ma très chère admin, ma Reine, déesse ou quelque chose dans le même style, ou encore mon admin préférée… Bref, vous aurez compris le concept, je pense.
Âge : 20 ans jusqu’au 6 juin
Ville / Pays : Toulouse, en France, du moins pour le moment…
Quelques mots sur toi : Ce que j’adore par dessus tout, sans vous mentir, c’est lire. J’adore la lecture, et tellement de style et d’auteurs différents que je pourrais passer ma vie à vous les énumérer. J’adore aussi les séries, comme c’est étrange !, en particulier Gilmore (ça aussi on s’y attendait pas) et Dr House… Mais aussi tout un tas d’autres, dont je vous fait grâce. La musique est aussi quelque chose que j’apprécie grandement. Et voilà ☺️.
Code du règlement : OK by Me Razz
Comment as-tu entendu parlé du forum ? Y en a qui ont de l’humour Rolling Eyes


Crédits avatar et signature : L’avatar est de moi… La signature je vous avoue ne plus savoir…

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Re: Jess Mariano [Gilmore Girls] - Admin

Message par Rory Gilmore le Mar 15 Avr - 22:26

que dire de toi mon beau brun d'ex-amour si ce n'est que ta créatrice a fait un travail impressionnant en te présentant!!! WouaouW!!

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Re: Jess Mariano [Gilmore Girls] - Admin

Message par Jess Mariano le Mar 15 Avr - 22:42

C'est qu'elle avait de la matière quand même... Le plus grand, le plus beau, le plus complexe de tout les personnages méritait bien ça, et même mieux Smile

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Re: Jess Mariano [Gilmore Girls] - Admin

Message par Rory Gilmore le Mar 15 Avr - 22:44

Jess prends garde...je crois que tu...oui tu as un petit soucs...juste là au dessus de tes épaules.,,,oui c'est...c'est ça!! Ta tête...elle enfle!!!

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Re: Jess Mariano [Gilmore Girls] - Admin

Message par Jess Mariano le Mar 15 Avr - 22:51

Bon, d'accord, je ne suis peut-être pas le plus humble... Mais j'ai pas tort quand même Razz

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Re: Jess Mariano [Gilmore Girls] - Admin

Message par Rory Gilmore le Mar 15 Avr - 22:56

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